Etudes de médecine par Aveline Marques le 05-01-201729 réaction(s)

"L'externe, elle aime quand on lui passe par derrière" : quand l'humour carabin va trop loin

Deux externes viennent de lancer la plateforme "Paye ta blouse" pour dénoncer le sexisme du milieu hospitalier. Femmes médecins, étudiantes ou encore infirmières rapportent les blagues salaces et remarques machistes qu'elles subissent au quotidien, sans jamais oser en parler. Dans l'univers majoritairement féminin de l'hôpital, le mâle domine.

 

"Je fais ce que je veux. Si je veux être en retard, je le suis. J'ai même le droit de cuissage sur toi", rétorque un chef de gynécologie, dérangé dans sa pause-café, à une jeune femme envoyée par sa secrétaire lui signaler qu'il était en retard en consultation. Le genre de remarque que de nombreuses femmes médecins, étudiantes en médecine ou infirmières subissent régulièrement. Sans jamais oser se plaindre, ni même en parler. Pour briser ce tabou, deux externes viennent de lancer un Tumblr rassemblant des témoignages sur le sexisme à l'hôpital, sur le modèle de "Paye ta shnek", qui dénonce le harcèlement de rue, et de "Paye ta robe", dédié au milieu juridique.

 

"Le sexisme est intériorisé dès la première année de fac"

 

Les deux étudiantes, qui se revendiquent féministes, se sont rencontrées sur Twitter. C'est sur ce réseau social qu'elles se rendent compte qu'elles ne sont pas les seules à avoir été la cible de l'humour carabin au cours d'un stage. "Au sein de la promo, on n'en parle pas. Le sexisme est intériorisé dès la première année, estime Sophie*, étudiante en 6e année de médecine et cofondatrice de la plateforme, qui elle aussi a eu droit à la fameuse blague sur le... [lire la suite]



Les meilleurs commentaires

Par gedg81, le 5 janvier, 2017 - 12:45.

"Je passe la matinée au parc à moules !"

Un chirurgien qui parlait d’aller former des étudiant-e-s en soins infirmiers.

 

J'avoue, j'ai ri.

Et pourtant, je suis une femme.

Disons que ces braves hommes bien testostéroneux (ou pas d'ailleurs car la parole diffère parfois radicalement des faits et c'est peut etre la le problème), sous prétexte de vieilles habitudes sexistes tolérées dans un milieu traditionnellement dominé par le genre mâle. devraient se rendre compte, s'ils étaient bien éduqués, que si la dite externe/interne ne rit pas, c'est que ce n'est pas drole et donc que c'est déplacé. S'ils persistent, c'est que ce sont des cons qui abusent de leur petit pouvoir.

Et des gens comme ca, il y en a plein, y compris parmi les femmes.

Par Chancreux, le 5 janvier, 2017 - 09:52.

Malheureusement ce n'est pas seulement un cliché.

C'est une réalité épidémiologique.

A ce compte là dire qu'il faut évoquer une hépatite A chez un jeune algérien qui se plaint de troubles digestifs vagues au retour d'Algérie c'est du racisme ?

Par peterdoc, le 5 janvier, 2017 - 12:35.

C'est vrai que nous avons tous rencontrés beaucoup de gros cons au cours de nos études et de nos carrières. Mais ceux qui parlent le plus volontiers de sexe sont généralement ceux qui ont un problème avec leur sexualité. Ca me rappelle la blague de Coluche sur les grosses voitures.

J'encourage ces deux jeunes femmes à continuer leur combat. Par leur courage, elle honorrent la profession toute entière.

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