Mardi 3 mai, devant les actionnaires réunis en assemblée générale, le président du groupe pharmaceutique Sanofi a reconnu “un échec (...) par rapport à la rapidité qu'il fallait”. En effet, le géant pharmaceutique a demandé l’approbation réglementaire de son vaccin contre le Covid en février… avec près d’une année de retard sur celui de Pfizer. Le vaccin est d’ailleurs encore en cours d'examen aux Etats-Unis et dans l'Union européenne.
Forme-t-on trop de médecins ?

Fabien Bray
Oui
Je vais me faire l'avocat du diable. On en a formés trop peu, trop longtemps. On le paye tous : Les patients galèrent à se soigne... Lire plus
Parallèlement à ce vaccin, Sanofi a aussi tenté de développer un vaccin anti-Covid à ARN messager, mais il a dû y renoncer.
Ces échecs n'ont toutefois guère affecté la performance du groupe en bourse car son activité est loin de se limiter à ce créneau. "Tout le monde nous attendait" et cet échec a été "extrêmement douloureux", a reconnu Serge Weinberg. "C'est extrêmement dommageable pour la santé publique (et) pour nous”, a-t-il ajouté.
Il a expliqué que la "culture" de son groupe s'était heurtée à une "contraction du temps" inhabituelle, mais a renouvelé sa confiance envers ses chercheurs et au directeur général, Paul Hudson.
[avec AFP]
La sélection de la rédaction