La qualité des hydrates de carbone influence directement la mortalité

10/01/2023 Par Pr Philippe Chanson
Endocrinologie-Métabolisme Nutrition
Une alimentation de mauvaise qualité est considérée comme la cause majeure de décès et la troisième cause principale de perte d’années de vie liée à un handicap aux Etats-Unis. En plus de la quantité d’aliments, la qualité de l’alimentation en général joue un rôle critique dans le maintien d’une bonne santé.

Afin de connaître l’association entre la quantité, la qualité et le moment où les hydrates de carbone sont consommés avec la mortalité globale, la mortalité cardiovasculaire et la mortalité par diabète, une analyse des données de la National Health Nutrition Examination Survey (NHANES) entre 2003 et 2014 a été réalisée en lien avec les données nationales de décès chez les adultes. L’étude a porté sur 27 623 sujets chez qui l’association entre la consommation globale et en fonction du type d’hydrates de carbone a été analysée en termes de mortalité. Les participants ont été séparés en 4 catégories en fonction des valeurs médianes de la consommation quotidienne d’hydrates de carbone de haute qualité ou de basse qualité et de différences entre la consommation au dîner ou au petit déjeuner. Les participants qui consommaient le plus d’hydrates de carbone de haute qualité tout au long de la journée avaient la mortalité globale la plus basse (hazard ratio = 0.88 ; IC 95 % = 0.79-0.99) alors que ceux qui avaient la consommation la plus élevée d’hydrates de carbone de mauvaise qualité avaient la mortalité globale la plus élevée (HR = 1.13 ; 1.01-1.26). Chez les participants dont la consommation d’hydrates de carbone de haute qualité ou de basse qualité était inférieure à la médiane, les participants qui consommaient le plus d’hydrates de carbone de haute qualité au dîner avaient un risque de décès cardiovasculaire (HR = 0.70 ; 0.52-0.93) et de mortalité globale (HR = 0.82 ; 0.70-0.97) inférieur. La substitution iso-calorique d’une consommation d’hydrates de carbone de faible qualité au dîner par une consommation d’hydrates de carbone de haute qualité réduisait le risque cardiovasculaire et le risque de mortalité globale de 25 % et de 19 % respectivement. Il y avait enfin une mortalité par diabète supérieure chez les participants qui consommaient plus d’hydrates de carbone de faible qualité au dîner (HR = 1.78 ; 1.02-3.11), même si leur consommation quotidienne d’hydrates de carbone de haute qualité était au-dessus de la médiane. La consommation d’hydrates de carbone de faible qualité au dîner est associée à la mortalité par diabète la plus élevée alors que la consommation d’hydrates de carbone de haute qualité au dîner est associée à une mortalité globale et une mortalité cardiovasculaire inférieures, quelle que soit la quantité quotidienne et quelle que soit la qualité des hydrates de carbone.

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