Cela a amené une équipe allemande à mener une analyse rétrospective sur toutes les interventions chirurgicales surrénaliennes réalisées en Allemagne entre 2009 et 2017 et les taux de complications à partir des données hospitalières (17.000 interventions). Les tumeurs surrénaliennes bénignes (8213, soit 48.2 %) et les métastases surrénaliennes de cancers extra-surrénaliens (3582, soit 21 %) étaient les diagnostics les plus fréquents. Les 632 sites chirurgicaux avec un faible volume d’interventions pratiquaient autant de surrénalectomies que les 23 hôpitaux avec un volume élevé (nombre médian d’opérations/hôpital/an = 3 vs 31 ; p < 0.001). Les complications étaient moins fréquentes dans les hôpitaux qui avaient un haut volume d’interventions (23.1 % dans les hôpitaux à bas volume opératoire vs 17.3 % dans les hôpitaux à haut volume opératoire p < 0.001). La complication la plus fréquente était le saignement (2027 cas soit 11.9 %) et la mortalité était de 4.6 % soit 94 patients. La mortalité hospitalière globale était de 0.7 % (n = 126) et l’âge, le caractère malin de la lésion, une chirurgie associée à la surrénalectomie, les complications et la chirurgie ouverte étaient associés à une mortalité hospitalière. En analyse univariée, la chirurgie dans les hôpitaux à haut volume opératoire était associée à une mortalité inférieure (OR = 0.47 ; p < 0.01). En analyse multivariée, la tendance restait équivalente (OR = 0.59 ; p = 0.104). En conclusion, le volume chirurgical des surrénalectomies annuelles est très variable d’un hôpital à l’autre en Allemagne. La chirurgie réalisée dans des centres ayant un haut volume d’interventions sur la surrénale semble moins se compliquer même si les complications fatales sont rares.
Forme-t-on trop de médecins ?

Fabien Bray
Oui
Je vais me faire l'avocat du diable. On en a formés trop peu, trop longtemps. On le paye tous : Les patients galèrent à se soigne... Lire plus
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