Un traitement par testostérone a un impact favorable sur la densité osseuse chez les hommes âgés ayant une testostérone basse

04/05/2017 Par Pr Philippe Chanson
Endocrinologie-Métabolisme

Avec l’âge, l’homme voit sa concentration de testostérone diminuer de même que la densité minérale osseuse (DMO) alors que le risque de fracture augmente. Afin de déterminer si le traitement par testostérone chez les hommes âgés ayant une testostérone basse augmentait la DMO volumétrique et afin d’estimer la force osseuse, une étude contrôlée versus placebo en double aveugle comportant un traitement par testostérone en comparaison d’un placebo a été menée dans 9 centres médicaux académiques américains chez les hommes de plus de 65 ans ayant à 2 reprises une concentration de testostérone basse (en moyenne 2.75 ng/ml). Il s’agissait d’un traitement par gel de testostérone ajusté afin de maintenir le taux de testostérone dans les valeurs des sujets jeunes ou bien d’un gel placebo et cela pendant 1 an. 211 participants, d’âge moyen 72.3 ± 5.9 années dont 86 étaient d’origine européenne et dont l’indice de masse corporelle moyen était de 31.2 ± 3.4 kg/m2 ont participé à l’étude. Le traitement par testostérone était associé à une augmentation significativement supérieure en comparaison du placebo de la DMO volumétrique trabéculaire au niveau du rachis (+ 7.5 % ; IC 95 % = 4.8-10.3 % versus 0.8 % ; -1.9 % à 3.4 % : effet du traitement = + 6.8 % ; 4.8 % 8.7 %, p < 0.001). Il en était de même de la DMO volumétrique au niveau du rachis périphérique, de la DMO volumétrique trabéculaire et périphérique au niveau de la hanche et de la force estimée de l’os trabéculaire au niveau du rachis. Les augmentations de force estimée étaient supérieures au niveau de l’os trabéculaire en comparaison de l’os cortical et supérieures au niveau du rachis en comparaison de la hanche. En conclusion, le traitement par testostérone pendant un an chez les hommes âgés ayant une testostérone basse augmente de manière significative la densité minérale osseuse volumétrique et la force osseuse estimée, plutôt au niveau trabéculaire que périphérique et plus au niveau du rachis qu’au niveau de la hanche. Une étude plus importante et sur une durée plus prolongée permettrait de déterminer si ce traitement permet ou non de réduire le risque de fracture.  

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