Vers le traitement de l’éternel jeunesse ?

16/09/2017 Par Marielle Ammouche
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Un groupe d’experts américains ont montré, chez la souris, l’efficacité d’un traitement ciblant les cellules sénescentes liées au vieillissement. Ils appellent au lancement d’essais cliniques chez l’homme.

Dans une étude qui vient de paraitre, ils affirment que ces traitements, appelés agents sénolytiques, pourraient prévenir les effets de l’âge et retarder les pathologies chroniques. Ces molécules ciblent les cellules sénescentes, qui ont arrêté de se diviser, et résistent à l’apoptose. Ces cellules secrètent alors des substances toxiques pour les cellules environnantes, en particulier des molécules inflammatoires. L’accumulation de ces cellules, qui augmentent avec l’âge, est associée à la survenue de maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, la plupart des cancers, les démence, l’ostéoporose, etc…     Des chercheurs de la Mayo Clinic ont développé le premier traitement qui cible spécifiquement ces cellules sénescentes. Avec une autre équipe du Scripps Research Institute, ils viennent de publier une étude, intitulé « le potentiel clinique des agents sénolytiques » (Journal of the american geriatrics society, 4 septembre), dans laquelle ils confirment que les agents sénolytiques sont capables de détruire les cellules sénescentes sans affecter les cellules saines. Sur des modèles murins, le traitement parvient à allonger la durée de vie et à diminuer les effets de l’âge et les maladies chroniques. Les auteurs de l’étude précisent qu’un impact a été mis en évidence sur la fragilité, la dysfonction cardiaque, la calcification des artères, le diabète, la stéatose hépatique, l’ostéoporose, la dégénérescence des disques intervertébraux, la fibrose pulmonaire… Dans une autre étude (Nature Communications, 4 septembre) les mêmes auteurs décrivent aussi la découverte d’une nouvelle catégorie d’agents sénolytiques, nommés inhibiteurs de HSP90, une protéine qui joue un rôle clé dans la sénescence. L’enjeu maintenant, affirment les chercheurs, est le passage à des essais cliniques chez l’homme, seuls à même de mesurer la réalité des effets sur la mortalité et la morbidité liée au vieillissement.

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