Leucémie aigüe myéloïde

Leucémie aigüe myéloïde : une avancée prometteuse

Une équipe de chercheurs franco-suisses vient de faire une découverte importante dans la leucémie aigue myéloïde. 

31/07/2024 Par Dre Marielle Ammouche
Hématologie Cancérologie
Leucémie aigüe myéloïde

Cette pathologie présente un pronostic particulièrement sévère du fait de la résistance aux traitements des cellules souches leucémique (CSL) qui en sont à l’origine. Ces CSL sont dormantes ou quiescentes et peuvent se réveiller à distance des traitements. L’idée pour les chercheurs était donc de mieux comprendre le mode d’action de ces cellules et d’identifier des cibles thérapeutiques pour les éliminer.

Grâce à des techniques de bio-informatique, les scientifiques ont tout d’abord établi que ces cellules quiescentes contiennent une signature génétique unique comprenant 35 gènes, qui est fortement liée au pronostic de la maladie.

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En outre, ils ont mis en évidence une différence métabolique entre les cellules souches leucémiques dormantes et actives, qui est basée sur le stockage du fer, et qui fait appel à une protéine nommée NCOA4. Ainsi, "en inhibant cette protéine, génétiquement ou chimiquement, nous avons observé que les cellules leucémiques, en particulier les cellules souches dormantes, sont davantage susceptibles de mourir, tandis que les cellules souches sanguines saines restent intactes", détaille Clément Larrue (Inserm), chercheur post-doctorant au Centre de recherches en cancérologie de Toulouse, et premier auteur de l’étude.

Pour valider NCOA4 comme cible thérapeutique, les chercheurs ont réalisé des expériences sur des modèles murins qui ont confirmé que le blocage de la protéine NCOA4 réduit la croissance des tumeurs, la viabilité et l’auto-renouvellement des cellules souches.

Le composé utilisé pour bloquer NCOA4 est dorénavant en phase précoce de développement pour des essais cliniques à venir. Et l’équipe va continuer à explorer davantage les mécanismes du métabolisme du fer à l’origine de cette voie.

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