Quatre étudiants en médecine de Nancy ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une opération anti-terroriste

09/01/2024 Par C.S.
Faits divers / Justice
Deux semaines après l’arrestation -puis la libération- de cinq étudiants dans le cadre d’une opération anti-terroriste, les carabins ont fait leur rentrée à la faculté de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Face aux inquiétudes, l’université de Lorraine a renforcé les dispositifs de sécurité sur le campus. 

 

Pas d’accroc, mais une inquiétude palpable pour la reprise des cours à l’université de Lorraine. Lundi 8 janvier, sur le campus Brabois-Santé de Nancy (Meurthe-et-Moselle), tous les étudiants avaient en tête l’opération anti-terroriste qui a lieu durant les vacances de fin d’année. Soupçonnés de vouloir commettre une action terroriste contre le marché de Noël de Strasbourg, quatre étudiants en médecine et un en dentaire avaient été interpellés.  

Forme-t-on trop de médecins ?

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Je vais me faire l'avocat du diable. On en a formés trop peu, trop longtemps. On le paye tous : Les patients galèrent à se soigne... Lire plus

Placés en garde à vue le vendredi 22 décembre, ils ont finalement été relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Ils sont donc autorisés à revenir sur les bancs de la faculté.  

''Nos cinq étudiants ont été arrêtés dans le cadre d’une levée de doute'', a indiqué la présidente de l’université de Lorraine, Hélène Boulanger, à nos confrères du Républicain Lorrain. ''Dans le respect de leurs droits fondamentaux, ils reprennent donc les cours'', a-t-elle ajouté, précisant qu’aucune ''alerte n’a jamais été faite concernant leur comportement dans un cadre universitaire''. 

Ces explications peinent à convaincre certains étudiants. ''C’est l’inquiétude et l’incompréhension. Aucune mesure n’a été prise. J’ai l’impression d’être trahi par la fac'', a déclaré l’un d’entre eux, ancien membre de l’Organisation musulmane des acteurs de santé (Omas), l’association ayant dénoncé les dérives radicales de deux des étudiants interpellés.  

Une inaction dont se défend Hélène Boulanger. Le vendredi 5 janvier, la présidente de l’université a ainsi lancé un appel au personnel et à tous les étudiants pour qu’ils signalent tout comportement suspect ou inquiétant. En accord avec les doyens, elle a également décidé de renforcer les dispositifs de sécurité du campus, en particulier un ''renforcement des patrouilles de vigiles''.

[Avec Le Républicain Lorrain et France 3 Grand-Est

23 débatteurs en ligne23 en ligne
Photo de profil de Charles Hanlet
1,3 k points
Débatteur Passionné
Oto-rhino-laryngologie
il y a 1 an
Établissements d'enseignement, salles de sports, salons de beauté, et maintenant facultés de médecine... la pieuvre frériste s'infiltre partout.
Photo de profil de Henri Baspeyre
12,9 k points
Débatteur Passionné
Chirurgie générale
il y a 1 an
et ils avaient le temps d'aller aux cours,TP,ED?
Vignette
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